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Défini
par le code du travail comme " exceptionnel ",
le contrat à durée déterminée (CDD) est normalement conclu entre une
entreprise et une personne afin d'exécuter des tâches précises et durant
une période limitée.
Les
entreprises ont donc recours à cette forme juridique contractuelle que
dans des cas strictement définis par la loi comme les
remplacements de salariés absents à cause d'un congé de maladie ou
de congés payés, les cas d'augmentation temporaire de la charge de travail
ou dans les cas exceptionnels comme les mesures d'aide à l'emploi (contrat
initiative emploi, contrats jeunes).
Les
emplois permettant le recours aux CDD ne doivent jamais être liés à
l'activité permanente de l'entreprise.
Très
encadré par la loi, le CDD doit mentionner très précisément les tâches à
accomplir. Sa durée maximale varie en fonction de la
nature du contrat : 24 mois pour le remplacement d'un salarié, 18
mois pour les emplois saisonniers, 9 mois dans l'attente d'un salarié en
CDI.
Le contrat doit être transmis au plus tard dans les deux
jours qui suivent l'embauche. Les salariés en CDD peuvent également
observer une période d'essai. Celle ci n'est pas obligatoire. Sa durée
varie selon les contrats et ne doit jamais excéder un mois.
Un
contrat en CDD, peut être renouvelé si la durée totale du contrat,
renouvellement compris n'excède pas 18 mois. Il ne peut être renouvelé par
principe qu'une seule fois, mais certains cas constituent des exceptions
comme le remplacement d'un congé maladie par exemple.
Durant
l'exécution de son contrat, le salarié bénéficie des même droits que les
autres salariés de l'entreprise, à niveau de compétence égale.
Au
terme du contrat, le salarié reçoit une indemnité de
fin de contrat égale au minimum à 6 % de la rémunération totale brute
perçue au cours du contrat, ainsi qu'une indemnité de congés payés s'il
n'a pas pris tous ses congés. Cette indemnité n'est cependant pas
due pour certains type de contrats comme les emplois saisonniers par
exemple.
Une
fois la période d'essai achevée, le salarié est tenu de mener son contrat
à terme. Dans le cas contraire, l'employeur peut demander réparation des
préjudices occasionnés par cette rupture.
Antoine
JANBON |