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En
France, un employé sur six travaille à temps
partiel, soit prés de 4 millions de salariés. Les deux tiers des
créations nettes d’emplois correspondent à des emplois à temps
partiel.
C’est
dire l’essor de cette forme de réduction du temps de travail. Ce sont
les femmes qui sont les premières concernées
(80 % des salariés à temps partiels), ainsi que les
jeunes (46 % d’entre eux) et les plus de
cinquante ans, dans le cadre notamment d’une cessation progressive
d’activité. Quand il est bien négocié, le travail à temps partiel présente
de nombreux avantages, à commencer par les facilités en terme de vie
privée.
Mais
le revers de la médaille existe : largement encouragé dans les années
1990, il a contribué à précarisé le marché de l’emploi. Par ailleurs, la
proportion de temps partiel subi s’élèverait aujourd’hui à 40 % des
salariés concernés.
En
matière de travail à temps partiel, la loi française s’aligne sur la
définition européenne : « Est désormais
considéré comme travailleur à temps partiel, toute personne travaillant
selon une durée inférieure à la duré légale (35 ou 39 heures selon la
taille de l’entreprise) ou conventionnelle. »
Le
travail à temps partiel concerne donc tous les emplois et se présente sous
forme d’alternance entre des périodes travaillées et non travaillées
réparties sur l’année. Un volume d’heures de travail annuel est garanti au
salarié au moment de l’embauche. Il n’a pas de durée minimum légale et se
calcule sur la semaine ou le mois.
La
durée annuelle du travail doit être inférieure d’au moins 20 % à la durée
légale ou conventionnelle annuelle. Les emplois les plus concernés par
cette formule sont les métiers du tertiaire, les services aux particuliers
et aux entreprises, le secteur de l’éducation, de la santé, de l’action
sociale, de l’administration et du commerce. Le travail à temps partiel ne
concerne en revanche que très peu les postes d’encadrement qui nécessite
une présence permanente.
Le
temps partiel peut étre décidé à l’initiative du salarié pour des raisons
personnelles, familiales ou à l’initiative de l’employeur pour des raisons
de gestion de ses effectifs. Mais rien n’est obligatoire pour ces deux
protagonistes.
De
même, plusieurs règles viennent protéger le salarié contre une trop grande
précarité. Ainsi, la rémunération du salarié doit être, si possible
proportionnelle à celle d’un salarié à temps plein à qualification égale.
Et,
depuis le premier janvier 1999, une seule interruption de travail peut
avoir lieu au cours d’une même journée.
Antoine
JANBON |