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A ) Qu’est ce que les congés payés ?
Si
ceux ci sont un droit pour le salarié, ils sont également une obligation
pour l’employeur envers son salarié.
En
effet, tout salarié à droit à 5 semaines de congés
payés par an. Ils ne peuvent donc en principe être reportés d’une
année à l’autre.
Dès
que le salarié justifie d’un mois de travail effectif chez le même
employeur au cours de l’année de référence, le droit au congé est ouvert.
Equivaut au regard de la jurisprudence à un mois de travail effectif une
période de 4 semaine ou de 24 jours de travail (ou 22 ou 20 jours selon le
mode de répartition de l'horaire de travail à l'intérieur de la semaine).
Il n’existe pas d’exigence légale concernant le minimum horaire journalier
ou hebdomadaire pendant ce mois.
L’ouverture
du droit à congé est conditionné par le nombre de jour de travail effectif
pendant la période dite de référence (du 1er Juin de l’année
N-1 au 31 mai de l’année N sauf accord collectif de modulation ou de
réduction du temps de travail y dérogeant)
C’est
l’employeur qui décide de la date de la prise des congés payés sous
certaines limites. Une partie des congés doivent être
pris entre le 1er mai au 31 octobre de chaque année.
Sous
réserve de dispositions contraires prévues par une convention ou un accord
collectif de travail, la période de congé et l’ordre des départs sont
fixés par l'employeur, selon les usages de l’entreprise et de la branche
d’activité, et après consultation des délégués du personnel et du comité
d'entreprise. L’ordre des départs en congés est fonction de la situation
de famille du salarié, de son ancienneté dans l’entreprise. Il est
communiqué au salarié au plus tard un mois à l’avance.
!!! ATTENTION !!!
Moyennant
un préavis d’un mois, l’employeur est en droit de modifier les dates de
congés d’un salarié. Moins d’un mois avant le départ, seules des
circonstances exceptionnelles le permettent, encore faut-il que
l’employeur soit en mesure de justifier de ces circonstances. A défaut, le
salarié est en droit de refuser de déplacer ses congés, sans risque de
sanction de la part de l’employeur.
NB : L’on ne peut en principe prendre 5 semaines
de congés payés en une fois. En effet, au moins 12 et au plus 24 jours
d’affilés doivent être pris entre le 1er mai et le 31 octobre.
Au surplus et sauf accord de l’employeur, la 5ème semaine ne
peut être cumulée avec les 4 autres, sauf à justifier pour le salarié de
contraintes géographiques particulières.
Le
mode de calcul de l’indemnité de congés payés est le suivant :
L’indemnité est égale au 1/10ème de la
rémunération globale perçue pendant la période de référence ( du
1er juin au 31 mai ). Le salaire de base est donc pris en
compte en incluant également les compléments et primes ( sauf primes
annuelles ).
B ) Qu’est ce que le congé
maternité ?
Les
femmes enceintes ou venant d’accoucher ont droit à 16 semaines de congé
maternité à raison de 6 semaines avant la date de l’accouchement et 10
semaines postérieurement à celui ci. A partir du 3ème enfant,
le congé est porté à 26 semaines : 8 semaines avant l’accouchement et
18 après. Si vous souhaitez écourter votre congé maternité, vous devez
savoir que vous devez impérativement arrêter de travailler pendant au
moins 8 semaines dont 6 postérieurement à l’accouchement.
Pendant
leur congé maternité, les salariées sont indemnisées par leur caisse de
sécurité sociale qui leur versent des indemnités journalières en
remplacement du salaire.
C ) Qu’est ce que le congé
paternité ?
La
loi du 1er janvier 2002 donne aux pères, à l’occasion de l’adoption ou de
la naissance de leur enfant, un congé paternité de 11 jours (non
fractionnables, samedi et dimanche inclus) qui vient s’ajouter au congé de
3 jours qui leur était déjà accordé à l’occasion d’une naissance. Soit 14
jours en tout. En cas de jumeaux ou triplés le délai du congé paternité
est porté à 18 jours.
Ce
congé doit débuter dans les 4 mois qui suivent la naissance de l’enfant et
si l’employeur n’est pas en droit de le refuser, il doit toutefois en être
averti par le salarié au moins un mois à l’avance par LRAC.
Pendant
la période de congé paternité, le salarié à droit à des indemnités
journalières qui lui sont versées par sa caisse d’assurance maladie en
remplacement de son salaire s’il justifie tout d’abord de 10 mois
d’immatriculation en tant qu’assuré social et de 200h de travail effectif
au cours des 3 mois précédant la prise de congé paternité. |