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I ) La période d’essai
Qu’est
ce que la période d’essai ?
La
période d’essai est une période probatoire pendant laquelle l’employeur et
le salarié apprécient mutuellement leur relation de travail avant de
s’engager définitivement l’un en vers l’autre. C’est surtout la période
pendant laquelle l’employeur évalue l’aptitude professionnelle du candidat
au poste proposé.
La
période d’essai ne présume pas, elle doit être insérée dans le contrat de
travail ou dans la convention collective. La loi ne fixe pas de durée
maximum pour la période d’essai, il faut donc se reporter à la convention
collective ou au contrat de travail. Toutefois la durée de l’essai ne
saurait être supérieure à celle prévue par la convention
collective.
La
période d’essai peut être prolongée si l’employeur et le salarié en
conviennent mutuellement. Toutefois la prorogation de la période d’essai
ne saurait être excessive.
Peut-on rompre la période d’essai ?
Pendant
cette période, les parties au contrat peuvent, à tout moment et sans
préavis, mettre fin à leur relation de travail sans engager leur
responsabilité. Aucun formalisme n’est requis sauf si la convention
collective le prévoit.
II ) Quels sont les différents types de contrats de
travail ?
Qu’est
ce qu’un Contrat à Durée Déterminée ?
C’est
un contrat conclu pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire et
dans des cas limitativement énumérés.
La
durée maximum du CDD est de 18 mois. Un CDD peut être renouvelé mais dans
la limite des 18 mois. Sauf disposition plus favorable au salarié, un CDD
peut comporter une période d’essai dont la durée est d’un jour par
semaine et ne peut dépasser 1 mois.
Le
CDD doit être passé par écrit. A défaut d’écrit, l’employeur encourt le
risque de voir le CDD requalifié en CDI. Le contrat de travail doit
comporter certaines mentions obligatoires telles que sa durée, son objet,
la rémunération et doit être transmis au salarié au plus tard dans les 2
jours suivants l’embauche.
Un
CDD ne peut être conclu que dans des cas limitativement énumérés par la
loi. L’article L 122-1-1 du code du travail énumère les cas
suivants :
-
Remplacement d’un salarié en cas d’absence temporaire.- Accroissement
temporaire de l’activité de l’entreprise.- Emplois
à caractère saisonniers ( cueillette de fruits, vendanges, hôte ou hôtesse
d’accueil dans un magasin pendant l’été, animateur de colonie de vacances
) ou pour lesquels il est d’usage de ne pas recourir au CDI.
Les
CDD sont interdits pour des travaux dangereux dont la liste est établie
par arrêtés du Ministre du travail et pour remplacer un salarié dont
le contrat de travail est suspendu par suite d’un conflit collectif de
travail ( grève ).
A
l’exclusion des dispositions relatives à la rupture du contrat de travail,
le salarié titulaire d’un CDD jouit des mêmes droits et obligations qu’un
salarié lié par un CDI.
Un
CDD prend normalement fin à l’arrivée du terme prévu au contrat.
La
rupture du CDD avant l’arrivée du terme n’est envisageable pour
l’employeur que dans 2 hypothèses : celle de la faute grave ou de la
force majeure.
A
défaut, cette rupture justifie le versement par l’employeur au salarié de
dommages et intérêts au moins équivalents au salaire brut qu’il aurait
touché si le contrat avait atteint son terme.
Par
ailleurs la rupture anticipée du CDD par le salarié entraîne sa
responsabilité et peut à ce titre être condamné à verser des dommages et
intérêts à son employeur dont la somme sera égale au montant du préjudice
subi par l’employeur.
Qu’est ce qu’un Contrat à Durée
Indéterminée ?
Comme
son nom l’indique, ce contrat ne comporte aucune limitation de durée. Un
écrit n’est pas nécessaire sauf dispositions légales ou conventionnelles
contraires. Toutefois les conditions relatives à l’exécution du contrat de
travail doivent être précisées par l’employeur au salarié.
Si le
contrat est constaté par écrit, il doit être rédigé en français. Lorsque
le salarié est un étranger et que le contrat est passé par écrit, une
traduction du contrat est effectuée à la demande du salarié. Ces deux
textes font foi en justice et en cas de discordances entre les deux
textes, seul le texte traduit dans la langue du salarié étranger pourra
être invoqué contre lui.
Les
informations demandées par l’employeur au salarié ne peuvent avoir pour
finalité que d’apprécier les aptitudes professionnelles du salarié par
rapport à l’emploi proposé. En cas de tests effectué par le salarié, les
résultats de ces derniers doivent rester confidentiels.
Conformément
au droit commun des contrats le contrat doit être exécuté de bonne foi et
le consentement des parties ne doit pas être vicié et ceci à peine de
nullité. Les vices pouvant affecter le consentement des parties
sont :
L’erreur :
il peut s’agir d’une erreur portant sur la personne de l’employeur ou du
salarié, la qualification ou l’objet même du contrat.
Le
dol : c’est une manœuvre visant à tromper sciemment l’une ou l’autre
des parties pour obtenir son consentement, par exemple, mentir sur son age
ou sur ses diplômes. Le dol est une démarche volontaire.
La
violence : tout contrat signé sous l’effet de violence physique ou
morale est nul.
Le
CDI doit comporter certaines mentions obligatoires que l’employeur doit
présenter par écrit telles que l’identité des parties, la description du
poste, la rémunération, le lieu d’exécution du contrat de travail, la
période d’essai, la durée du préavis, des congés payés ainsi que le temps
de travail.
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