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3. La notion de faute du salarié
Il
existe trois types de faute caractérisant la non-exécution d’une de
ses obligations par le salarié: la faute simple, la faute grave et la
faute lourde. Il appartient à l’employeur de déterminer la gravité de la
faute.
La faute simple appelle peu de commentaires
puisqu’elle se définit par rapport aux définitions attachées aux deux
autres types de faute prises a contrario. Cependant, on peut
signaler que la faute simple se divise en deux types de fautes : la
faute légère qui ne justifie pas une rupture du contrat de travail mais
une sanction moindre et la faute sérieuse qui elle peut commander la
rupture du contrat de travail.
La faute simple est constitutive d’une cause réelle
et sérieuse de licenciement : le salarié a droit aux indemnités
légales de licenciement, à l’indemnité de préavis et à l’indemnité de
congés payés.
La faute grave est celle qui empêche le maintien du
salarié au sein de l’entreprise et qui ne permet plus l’exécution de sa
prestation de travail par ce dernier. L’existence de la faute grave doit
amener l’employeur à répondre par la négative à la question
suivante : puis-je laisser le salarié exécuter son
préavis ?
Attention, l’employeur qui souhaite licencier pour faute
grave doit mettre le salarié à pied conservatoire immédiatement :
sinon, il pourrait se voir reprocher, par le juge, l’illégitimité du
caractère grave de la faute puisqu’il a maintenu le salarié au sein de
l’entreprise.
De la
même façon, l’employeur qui souhaite licencier pour faute grave ne peut
pas accorder un préavis, s’il le fait, la sanction sera la même :
requalification de la faute en cause réelle et sérieuse.
En
cas de licenciement pour faute grave, le salarié ne bénéficie que de
l’indemnité des congés payés.
La faute lourde est celle commise par le salarié dans
l’intention de nuire à l’employeur ou à l’entreprise. Elle est privative
de toute indemnité. Elle permet de plus de fonder une action en
responsabilité contre le salarié afin de se voir allouer des dommages et
intérêts. |