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Nous
allons nous attacher à présenter les pouvoirs de l’inspecteur du travail
lors de sa visite dans l’entreprise.
Compétence territoriale
Chaque
inspecteur du travail est affecté à une section territoriale au sein d’un
département. Cependant, l’inspecteur est compétent pour dresser des
procès-verbaux dans la circonscription où il a été nommé, c’est-à-dire, le
département.
Afin
de connaître le nom de l’inspecteur du travail compétent, il convient
simplement d’appeler la Direction départementale du travail et de
l’emploi.
Demandes d’autorisation auprès de l’inspection du
travail
-
Dans le cadre de l’embauche et des conditions d’emploi des
jeunes -
Dans le cadre d’un licenciement économique (plan social), de salariés
protégés, -
Dans le cadre de la mise en place ou de la modification ou du retrait du
règlement intérieur -
Lors de dérogations à la réglementation sur la durée du
travail -
Lors de l’organisation de la représentation du personnel -
Lors de l’inaptitude d’un salarié.
Moyens d’action : ce qu’ils sont autorisés à
faire
Droit
d’entrée et de visite
Les
inspecteurs du travail sont autorisés : - A
pénétrer librement, sans avertissement préalable dans les établissements
soumis à leur contrôle, à toute heure du jour et de la
nuit, - A
pénétrer de jour dans les locaux qu’ils peuvent avoir un motif raisonnable
de supposer être assujettis au contrôle de l’inspection.
Cependant,
ils doivent informer l’employeur de leur présence, à moins qu’ils
n’estiment qu’un tel avis risque de porter préjudice à l’efficacité du
contrôle.
Tout
refus de l’employeur constitue un délit d’entrave. Il appartient au chef
d’entreprise d’informer lui-même les représentants du personnel afin que
ces derniers présentent leurs observations.
Droit d’enquête
A ce
titre, les inspecteurs sont autorisés à procéder à tous examens, contrôles
ou enquêtes jugés nécessaires pour s’assurer que les dispositions légales
sont observées.
Ils
peuvent ainsi, soit seuls, soit en présence de témoins, interroger
l’employeur ou le personnel sur toutes les matières relatives à
l’application des règles légales.
Droit de communication et de prélèvement
Ils
peuvent se faire présenter, au cours de leur visite, l’ensemble des
registres et documents, rapports technique, fiches médicales d’aptitude,
dont la tenue est imposée au chef d’entreprise en vue de les vérifier, de
les copier ou d’en établir des extraits.
L’employeur
doit tenir à la disposition de l’inspecteur, pendant un an, les documents
permettant de comptabiliser les heures de travail effectuées par chaque
salarié y compris dans le cadre d’horaire individualisé.
Ils
ont également accès aux devis, bons de commande ou documents commerciaux
relatifs aux prestations exercées.
Procès-verbaux et rappels des obligations
L’inspecteur
peut choisir de donner des avertissements ou des conseils au lieu
d’intenter ou de recommander des poursuites.
Il
constate les infractions par des procès verbaux, concurremment avec les
agents et officiers de la police judiciaire. L’infraction n’a pas à être
relevée nécessairement au lieu même où elle a été commise.
Les
procès-verbaux sont dressés en double exemplaire dont l’un est déposé au
préfet du département (rare en pratique) et l’autre est déposé au parquet.
Ils font foi jusqu’à preuve du contraire.
En
matière d’infractions à la réglementation sur la duré du travail, un
exemplaire doit être transmis au contrevenant.
Mise en demeure
En
matière d’hygiène et de sécurité et quelques autres cas limitativement
énumérés, l’inspecteur doit mettre en demeure l’employeur d’effectuer les
travaux nécessaires. Si, il existe un danger grave pour l’intégrité
physique des salariés, l’inspecteur peut directement dresser un
procès-verbal.
La
mise en demeure doit être écrite et notifiée et remise en main propre
contre décharge ou par lettre recommandée avec demande d’avis de
réception, soit par une formulation claire sur le registre des
observations et des mises en demeure.
Référé en hygiène et sécurité
Dans
les cas de risques sérieux d’atteinte à l’intégrité physique d’un
travailleur, l’inspecteur du travail peut saisir le juges des référés pour
qu’il ordonne la suspension de l’activité dangereuse.
Arrêt de travaux sur les chantiers |