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C’est
un régime purement facultatif qui ne peut être mis en place que si
l’entreprise est à jour dans ses obligations en matière de représentants
du personnel.
Les
bénéficiaires sont les mêmes salariés que pour la participation.
Il
existe un risque plus grand que pour la participation qui est le
risque URSSAF qui peut requalifier les sommes
versées en salaire.
La
mise en place de l’accord d’intéressement se fait selon les mêmes
modalités que pour la participation.
La
durée est obligatoirement de trois ans, ni plus, ni
moins. Et l’accord doit être conclu avant le premier jour du
7ème mois de l’exercice pris en compte, ceci, afin de conserver
l’aléa propre à l’intéressement.
Cependant,
il est désormais possible de négocier sur des périodes infra-annuelles
avec un minimum de trois mois.
Il
est également impératif de déposer l’accord pour obtenir le bénéfice des
exonérations sociales. Il doit être déposé dans les 15 jours de sa
conclusion.
Les modalités de
l’intéressement sont soumises à trois principes :
-
Le principe de non-substitution : il doit
s’écouler 1 an entre le dernier versement et l’accord
d’intéressement. - Le
principe du caractère collectif - Le
principe de l’aléatoire : lors de la mise
en place, les résultats de l’entreprise ne doivent pas être
connus.
Si
ces trois critères sont respectés, l’employeur est alors totalement libre
de déterminer les modalités de l’intéressement. Cependant, il ne peut
affecter plus de 20% de la masse salariale à l’intéressement.
Il
existe aussi un plafond individuel de 50% du plafond annuel de la Sécurité
sociale.
L’intéressement
est versé au salarié, directement, chaque année ou à une autre
périodicité. Le salarié peut choisir de ne pas percevoir et de l’affecter
à un plan pour bénéficier des intérêts des plans.
Avantages pour l’entreprise
Ces
sommes sont considérées comme des charges déductibles, elles sont
exonérées de toutes charges excepté la CSG et la CRDS.
L’entreprise
qui dans les deux ans de la promulgation de la loi du 19 février 2001, a
constitué un accord d’intéressement lié à un plan d’épargne entreprise,
peut constituer une provision pour investissement, en franchise d’impôt,
de 50% de l’abondement (versement complémentaire de l’employeur dans le
plan).
Avantages pour le salarié
Le
salarié qui perçoit ces sommes est exonéré de toutes charges salariales
excepté la CSG et la CRDS.
Cependant,
il est soumis à l’impôt sur le revenu sauf s’il affecte ces sommes à un
plan d’épargne où il sera
défiscalisé. |