|
4. La maladie du salarié
L’employeur
doit être très attentif au respect des obligations par le salarié en cas
de maladie de ce dernier.
Dans
les 24 heures, le salarié doit prévenir par téléphone ou autre moyen de
communication, son employeur. Puis dans les 48 heures (sauf dispositions
conventionnelles plus favorables) de sa maladie, il doit justifier de son
arrêt en adressant un certificat médical.
Si le
salarié ne se soumet pas à ses obligations, il convient dans un premier
temps de lui adresser un courrier en recommandée afin de lui demander des
explications sur son absence et surtout de le mettre en demeure de
reprendre le travail. S’il ne répond toujours pas, alors il convient de
procéder à son licenciement selon la procédure habituelle.
L’employeur,
pendant l’arrêt maladie justifié du salarié, peut mener une contre-visite
par un médecin mandaté à cet effet. Si le salarié refuse de s’y soumettre
ou si la contre-visite révèle la fiction de la maladie, l’employeur pourra
déroger au principe d’interdiction de sanctions pécuniaires en stoppant
purement et simplement le versement du complément des indemnités
journalières de la Sécurité sociale.
5. La prévoyance
Les
salariés bénéficient d’une couverture sociale obligatoire de Sécurité
sociale. Cependant, rien n’empêche l’employeur de prévoir un régime de
prévoyance destiné à offrir aux salariés une couverture
complémentaire.
Il existe 4 risques couverts obligatoirement par la Sécurité
sociale :
Il
s’agit des risques décès, maladie et incapacité, invalidité et frais de
soins de santé.
Concernant,
par exemple, la maladie, le régime obligatoire se décline comme
suit :
La
Sécurité sociale, après un délai de carence de 3 jours, verse 50% du
salaire brut du salarié, ce, pendant 3 ans. Depuis un accord
interprofessionnel de 1977, l’employeur doit verser, en complément de la
Sécurité sociale, 90% du salaire brut au salarié qui a 3 ans d’ancienneté,
après une période de carence de 10 jours et pendant 30 jours. Les 30 jours
suivants obligent l’employeur à verser les 2/3 du salaire.
Le
régime de prévoyance vient se greffer sur ce régime légal pour, au choix,
réduire le délai de carence, augmenter le montant du versement, réduire la
condition d’ancienneté.
Il
est à déconseiller de réduire la durée du délai de carence : en
effet, cela aurait comme conséquence d’encourager
l’absentéisme !
La mise en place d’un accord de prévoyance peut se faire de
3 façons :
- La
signature d’un accord collectif, - La
ratification par la majorité des intéressés d’un projet proposé par
l’employeur, - La
décision unilatérale de l’employeur communiquée à chaque
intéressé.
De
façon concomitante, l’employeur devra garantir les engagements pris et il
pourra le faire en souscrivant un contrat d’assurance auprès d’un
organisme
d’assureur. |